Comme 37%* des entreprises françaises, vous avez peut-être prévu de recruter en ce début d’année 2026. Alors que vous souhaitez renforcer votre équipe, vous vous demandez si vous pourriez profiter d’aides à l’embauche ? Aujourd’hui, les principales aides au recrutement pour les TPE et PME concernent particulièrement certains publics : demandeurs d’emploi, apprentis, personnes travaillant dans les zones en difficulté, travailleurs handicapés… Dans cet article, découvrez la liste des aides à l’embauche proposées en 2026 et vérifiez si votre entreprise peut y prétendre.
À retenir :
- Le dispositif RGDU permet également d’alléger les cotisations patronales pour un salarié rémunéré entre le Smic et trois fois le Smic.
- Depuis le 1er janvier 2026, l’aide pour l’embauche des apprentis est limitée aux entreprises de moins de 250 salariés.
- Les entreprises peuvent bénéficier d’aides financières lorsqu’elles emploient un travailleur porteur d’un handicap.
- Les sociétés implantées dans des zones définies comme prioritaires peuvent obtenir des réductions ou des exonérations de leurs cotisations patronales.
Les aides pour les contrats d’apprentissage

Depuis le 1er janvier 2026, l’aide à l’embauche des apprentis est réservée aux entreprises de moins de 250 salariés. Son montant s’élève à 5 000 € pour l’embauche d’un apprenti préparant un diplôme inférieur ou équivalent au Bac. Ce montant s’élève à 6 000 € lorsque l’apprenti est en situation de handicap. L’aide est versée mensuellement, seulement pendant la première année du contrat.
⚠️L’aide exceptionnelle qui avait été mise en place pour soutenir l’apprentissage n’est plus applicable aux contrats conclus depuis le 1er janvier 2026. Les entreprises de 250 salariés et plus ne peuvent plus bénéficier d’aide à l’embauche d’apprentis, sauf pour les contrats signés avant le 31 décembre 2025.
Quelles formalités pour l’obtenir ?
En complétant la DSN (déclaration sociale nominative), vous allez déclarer l’embauche d’un apprenti. Ensuite, vous devrez fournir le contrat d’apprentissage à l’OPCO référent au plus tard 6 mois après la conclusion du contrat en ligne ou par courrier.
Prime majorée handicap : cumul possible
Lorsque l’apprenti bénéficie de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), le montant de l’aide passe à 6 000 €. Cette prime reste cumulable avec les dispositifs spécifiques existants, notamment l’aide de l’Agefiph pour l’embauche d’une personne handicapée.
Ce dispositif s’applique quelle que soit la taille de l’entreprise et vise à faciliter l’insertion professionnelle des apprentis en situation de handicap. Les centres de formation (CFA) doivent adapter le parcours de formation aux besoins particuliers de ces apprentis, avec une majoration du niveau de prise en charge pouvant atteindre 4 000 € par année.
| 2025 | 2026 | |
| Montant | 6000€ | 5000€ |
| Niveau diplôme | Jusqu’à bac +5 | Bac et infra-bac (bac +2 en Outre-mer) |
| Durée versement | 1ʳᵉ année | 1ʳᵉ année |
| Entreprises éligibles | Toutes tailles (avec conditions +250 sal.) | Moins de 250 salariés |
Les aides pour le recrutement d’alternants
Les contrats de professionnalisation ouvrent également droit à des dispositifs de soutien financier, bien que les modalités soient un peu différentes des contrats d’apprentissage. Les employeurs peuvent bénéficier d’une aide forfaitaire de 2 000 € pour le recrutement de demandeurs d’emploi de 26 ans et plus en contrat de professionnalisation. Cette subvention concerne uniquement la première année du contrat.
Les personnes en situation de handicap peuvent prétendre à une majoration portant l’aide à 3 000 € maximum.
Le versement s’effectue en deux fois : 50% à l’embauche, puis le solde après six mois d’exécution du contrat, sous réserve que le salarié n’ait pas fait l’objet d’un licenciement économique dans les six mois précédant sa signature.
Les aides en cas d’embauche de travailleurs handicapés
L’Agefiph propose plusieurs dispositifs financiers spécifiquement dédiés au recrutement de personnes en situation de handicap. Ces programmes visent à compenser les coûts d’adaptation du poste de travail et faciliter l’intégration professionnelle.
Les entreprises peuvent prétendre à une aide à l’embauche variant entre 500 € et 3 000 € selon la durée du contrat, que ce soit en CDI ou CDD de plus de six mois. Pour les contrats de professionnalisation, le montant peut atteindre 3 000 € en 2026. L’employeur doit préalablement obtenir la reconnaissance de lourdeur du handicap auprès de l’Agefiph, sauf pour les apprentis où la demande s’effectue automatiquement.
Parallèlement, l’aide au maintien dans l’emploi permet de sécuriser les parcours professionnels lorsque le handicap évolue. Cette assistance peut représenter jusqu’à 2 100 € pour financer des aménagements complémentaires ou un accompagnement spécialisé.
Les aides pour le recrutement de demandeurs d’emploi : CUI (contrat unique d’insertion), CIE (contrat initiatve emploi), CAE (contrat d’accompagnement dans l’emploi)
Ces contrats ne concernent que les employeurs affiliés au régime d’assurance chômage. Ils s’adressent aux personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d’accès à l’emploi, y compris les personnes en situation de handicap.
L’avantage de ce contrat consiste en une aide mensuelle de l’État facilitant l’insertion professionnelle. Les taux de prise en charge sont fixés par arrêté préfectoral chaque année, en fonction des publics et des territoires. Le versement de l’aide ne peut excéder 47 % du SMIC horaire brut, dans la limite de la durée légale hebdomadaire du travail.
Le service employeur de votre agence France Travail peut vous renseigner sur les montants et durées d’aides prévus dans votre région.
Les aides pour les entreprises établies dans des régions vulnérables
Les entreprises implantées dans certains territoires fragiles bénéficient d’exonérations de cotisations patronales :
- les zones de revitalisation rurale (ZRR) offrent une exonération totale sur les salaires jusqu’à 1,5 fois le SMIC et dégressive jusqu’à 2,4 fois le SMIC, applicable pendant un an maximum pour l’embauche du 1er au 50ème salarié.
- le zonage France ruralités revitalisation (ZFRR) cible spécifiquement les territoires ruraux les plus vulnérables. Les entreprises de moins de 50 salariés y accèdent aux mêmes avantages sociaux sous réserve de contrats en CDI ou CDD d’au moins 12 mois.
- les quartiers prioritaires de la politique de ville (QPV) proposent une aide forfaitaire de 5 000 € par an pendant trois ans pour un CDI ou 2 500 € sur deux ans pour un CDD d’au moins six mois. Cette subvention concerne exclusivement les demandeurs d’emploi résidant dans ces quartiers. La demande est à réaliser dans les deux mois suivant l’embauche.
La réduction des cotisations patronales (RGDU)
Le dispositif de réduction générale de cotisations patronales permet à l’employeur de baisser le montant de ses cotisations. Depuis le 1er janvier 2026, le dispositif d’allègement des cotisations est renommé « réduction générale dégressive unique » (RGDU).
Cette réduction est la plus forte lorsque la rémunération du salarié est au Smic (en 2026, le Smic mensuel brut est égal à 1 823,03 €). Si la rémunération de l’employé est comprise entre le Smic et moins de 3 Smic, elle est ensuite dégressive.
En revanche, l’allègement de cotisations ne s’applique plus à partir d’une rémunération égale à 3 Smic.
Bon à savoir : un employeur ne peut pas cumuler, pour un même salarié, la réduction générale de cotisations patronales avec d’autres exonérations, totales ou partielles, de cotisations patronales.
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ASP Sylae : déclarer et suivre les versements des aides à l’embauche
Pour bénéficier des aides à l’embauche, l’employeur doit impérativement passer par Sylae, la plateforme en ligne sécurisée de l’ASP (Agence de services et de paiement). Cet outil centralise toute la gestion des contrats aidés, de la déclaration initiale jusqu’au versement des aides. Voici les modalités suivantes à respecter :
- Création de votre compte employeur : vous recevez un code d’inscription par email après validation de votre dossier par France Travail ou votre OPCO. Ce code permet d’activer votre espace personnel sur Sylae.
- Dépôt du contrat : une fois connecté, vous déclarez le contrat concerné (apprentissage, professionnalisation, CUI-CIE…) en renseignant les informations du salarié et les caractéristiques du contrat.
- Suivi des versements : chaque mois, vous devez saisir les états de présence du salarié. L’ASP calcule alors le montant de l’aide et procède au versement selon le calendrier prévu.
- Attestation sur l’honneur : vous vous engagez à tenir à disposition tous les justificatifs permettant de contrôler l’exactitude de vos déclarations.
Contrat de génération, emplois d’avenir, CIE-Starter : ces dispositifs n’existent plus
Plusieurs dispositifs d’aides à l’embauche ont été progressivement abandonnés ces dernières années. Le contrat de génération, qui visait à créer des binômes jeune-senior pour favoriser la transmission de compétences, a été supprimé le 24 septembre 2017. Les entreprises ayant formulé leur demande avant cette date ont pu bénéficier de l’aide jusqu’à son terme (4 000 € par an pendant trois ans maximum).
De même, les emplois d’avenir, destinés aux jeunes de 16 à 26 ans peu qualifiés, ne peuvent plus être signés depuis le 1er janvier 2018. Ce dispositif proposait une aide de 75 % du SMIC dans le secteur non marchand et 35 % dans le marchand. Le CIE-Starter et l’aide forfaitaire de 4 000 € pour les salaires inférieurs à 1,3 SMIC ont également pris fin respectivement le 31 décembre 2017 et le 30 juin 2017, remplacés par d’autres dispositifs spécifiques existants.
Rappel : Combien coûte une embauche en 2026 ?
Quel est le montant du SMIC en 2026 ?
Nouveaux montants à partir du 1er janvier 2026 :
- SMIC horaire brut : 12,02 euros (contre 11,88 euros).
- SMIC mensuel brut (35 heures) : 1 823,03 euros.
- SMIC mensuel net estimé : 1 443,11 euros.
Pour aller plus loin : Combien coûte un salarié au Smic en 2026 ?
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*Source : Etude Robert Half 2026
FAQ sur les aides à l’embauche en 2026
L’aide unique est le dispositif pérenne inscrit dans le Code du travail, versé aux entreprises de moins de 250 salariés pour l’embauche d’apprentis préparant un diplôme jusqu’au Bac (Bac +2 pour l’Outre-mer). L’aide exceptionnelle était un dispositif temporaire mis en place pour soutenir l’alternance durant les crises avec des conditions d’éligibilité élargies et des montants parfois majorés.
L’aide exceptionnelle à l’embauche d’apprentis a définitivement pris fin au 31 décembre 2025, conformément au décret du 22 février 2025. Cette mesure temporaire, initialement mise en place pendant la crise sanitaire, permettait aux grandes entreprises de plus de 250 salariés de bénéficier d’un soutien financier sous certaines conditions d’objectifs.
Le contexte de l’absence d’adoption de la loi de finances pour 2026 a également entraîné la suppression des aides pour les formations de niveau master et diplôme d’ingénieur dans les grandes entreprises. Seules les formations jusqu’au niveau bac restent éligibles à l’aide unique, recentrant le dispositif sur les TPE-PME.
Cette réduction budgétaire marque un tournant majeur dans la politique d’apprentissage, le gouvernement privilégiant désormais un soutien ciblé plutôt qu’une aide généralisée à tous les secteurs d’activité.
Depuis janvier 2026, l’aide unique n’est versée que pendant la première année du contrat d’apprentissage. Pour les années suivantes, l’employeur ne perçoit plus de soutien financier au titre de cette aide. En revanche, l’entreprise continue de bénéficier de la réduction générale dégressive unique (RGDU) sur les cotisations sociales. Les exonérations de charges restent applicables pendant toute la durée du contrat, allégeant ainsi le coût salarial global.
La prime de 5 000 € (6 000 € pour un apprenti en situation de handicap) est versée aux entreprises de moins de 250 salariés embauchant un apprenti préparant un diplôme jusqu’au niveau bac. L’effectif salarié total de l’entreprise au 31 décembre de l’année précédente détermine l’éligibilité. Aucune démarche spécifique n’est requise : le versement de l’aide s’effectue automatiquement chaque mois via l’ASP, dès transmission des données par la DSN.
L’aide de 6 000 € pour l’embauche d’un apprenti en situation de handicap reste cumulable avec les dispositifs spécifiques existants (aide Agefiph, par exemple). De même, les exonérations de cotisations sociales s’appliquent automatiquement en complément de l’aide principale, sans démarche particulière de votre part.