Validation d’un trimestre de retraite, à partir de 150 heures cotisées

Mise à jour le 27/01/2020 3 min Marie-Laure Bouchet

Depuis la loi de réforme des retraites de 2013, la validation d’un trimestre de retraite se base sur une rémunération équivalent à 150 heures de travail payées au Smic (soit 1 522,50 € en 2020). Une règle de calcul appliquée pour les salariés comme les travailleurs indépendants. Éclairage et conseil pour la préparation de votre retraite (en attendant d’en savoir plus sur la future réforme !).

Chef d’entreprise, un trimestre validé dès 1 522,50 € de rémunération (base 2020)

La validation de trimestres d’assurance vieillesse est calculée en fonction du montant annuel de votre rémunération, déclarée pour le calcul de vos cotisations. En conséquence, en tant que travailleur indépendant (TNS), si vous vous versez une rémunération, vous cotisez pour vous constituer une pension retraite. A condition de vous verser une rémunération suffisante. Bon savoir, même en société, son montant ne doit pas forcément être équivalent au Smic.

C’est tout l’intérêt de la réforme de 2013, le seuil de validation d’un trimestre de retraite a en effet été abaissé, ce qui vous favorise en cas de faible rémunération.

A compter du 1er janvier 2014*, le seuil de validation d’un trimestre de retraite se base sur une rémunération équivalente à 150 heures de travail payées au Smic (10,15 €/H, base 2020), au lieu de 200 en 2013.

En conséquence, en 2020 :

Pour valider 1 trimestre de retraite, vous devez vous verser une rémunération annuelle minimum de :

  • 1 522,50 € (= 150 heures x 10,15 €), au lieu de 1 886 € en 2013

Pour valider 4 trimestres de retraite (soit le maximum de trimestres comptabilisés par année civile), vous devez vous verser une rémunération annuelle minimum de :

  • 6 090 € (= 600 heures x 10,15 €), au lieu de 7 544 € en 2013

Validation d'un trimestre de retraite

Le conseil de nos experts comptables pour la préparation de votre retraite de travailleur indépendant

Constamment préoccupé par la gestion quotidienne de votre activité, vous avez rarement le temps de vous soucier de votre retraite. Pourtant, dès que vous commencez à dégager des bénéfices, il est recommandé de vous verser une rémunération minimale, en complément de vos dividendes afin de vous créer une rémunération différée sous forme de pension retraite.

C’est d’ailleurs également cette rémunération qui vous permet de bénéficier bénéficier de l’assurance maladie. En SAS, vérifiez le montant à vous verser pour être couvert.

Au 1er janvier 2020, il vous suffit de vous verser, sur l’année une rémunération de 6 090 € pour valider 4 trimestres de retraite, soit le maximum de trimestres comptabilisés par année civile.

Attention toutefois, au moment de la liquidation de vos droits à la retraite et en l’état actuel de la réforme des retraites, ce sont vos 20 meilleures années de cotisations qui seront prises en compte pour le calcul du montant de la pension. En fonction des aléas de votre carrière, de l’âge auquel vous vous lancez en indépendant, il peut être intéressant de cotiser plus en vous versant une rémunération plus conséquente. Si vous êtes créateur, ce point doit être évalué au moment de choisir votre statut pour exercer.

Consultez votre expert comptable pour évaluer avec lui les implications de votre activité en indépendant sur votre retraite. Des dispositifs de cotisations complémentaires, de type loi Madelin, peuvent également être mis en place pour compléter votre future pension.

 

* Cf. décret du 20 mars 2014 modifiant l’article R. 351-9 de la sécurité sociale.

 

Article publié initialement le 31 mars 2014

Marie-Laure Bouchet

Rédactrice économique, comptable et juridique, spécialisée dans les sujets relatifs à l’accompagnement des petites entreprises.

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