Se lancer dans un projet de création d’entreprise soulève souvent les mêmes craintes : peur de se tromper de statut, d’oublier une formalité ou de manquer de préparation face au guichet unique. 😧
Mais, ces inquiètudes ne repoussent pas pour autant les créateurs d’entreprise : 1 165 800 entreprises ont vu le jour en France en 2025 selon l’Insee, un nouveau record. Pour rejoindre ce mouvement sans faux pas, il suffit de suivre les bonnes étapes, et dans le bon ordre. Ce guide détaille les 7 étapes de la création d’entreprise pour vous accompagner de l’idée jusqu’à l’immatriculation. 👍
Ce qu’il faut retenir
- La création d’entreprise suit une logique en 7 étapes : idée, étude de marché, business plan, statut juridique, financement, démarches administratives, puis comptabilité dès le lancement.
- Le choix du statut juridique est la décision la plus structurante : il détermine votre fiscalité, votre responsabilité et vos charges sociales pour toute la durée de votre activité.
- Comptez entre 3 et 8 jours ouvrés pour obtenir votre immatriculation une fois le dossier complet déposé sur le guichet unique.
- Le financement combine généralement plusieurs sources : apport personnel, prêt d’honneur, aides publiques (ACRE, ARE/ARCE) et prêt bancaire.
- La création peut être réalisée gratuitement en autonomie, mais les décisions techniques (statut, chiffrage, fiscalité) gagnent à être sécurisées par un accompagnement dès le départ.
Étape 1 : trouver son idée de projet et devenir entrepreneur
Tout projet de création d’entreprise démarre par une idée. Mais attention à un piège fréquent : confondre une intuition passagère avec un vrai besoin de marché. Avant de foncer, posez-vous une question simple :
- Est-ce que je réponds à un problème que rencontrent réellement mes futurs clients, ou est-ce que je pars d’une envie personnelle sans la confronter à la réalité du terrain ?
Cette vérification faite, un doute subsiste souvent : mon idée doit-elle être originale pour réussir ? Pas nécessairement.
💡 La plupart des entreprises qui durent ne réinventent pas leur secteur : elles reprennent un concept qui existe déjà, mais l’exécutent mieux que la concurrence. C’est pourquoi un projet classique bien exécuté vaut largement une idée révolutionnaire mal menée. Une franchise, une reprise d’activité ou une offre déjà existante sur le marché, mais mieux exécutée, peuvent parfaitement fonctionner.
C’est là où se joue la protection juridique : une idée ne se protège pas en tant que telle, seule sa mise en œuvre concrète le peut. Cette protection peut passer par un nom de marque, un logo ou même un brevet si votre projet repose sur une innovation technique. Tant qu’elle reste dans votre tête, elle appartient à tout le monde.
Reste un dernier filtre, tout aussi décisif : votre propre situation. Avant de vous engager, posez-vous les bonnes questions. Votre poste actuel vous permet-il de vous lancer sereinement ? Avez-vous les compétences nécessaires ? Faudra-t-il vous former ou vous associer ? Avez-vous la capacité financière de démarrer le projet ? Et surtout, quel impact ce projet aura-t-il sur votre famille et votre situation patrimoniale ? Ce sont ces réponses, bien plus que la qualité de l’idée, qui déterminent si le moment est le bon pour se lancer. 🚀
Étape 2 : réaliser une étude de marché pour valider son projet
Une idée qui vous semble solide ne l’est réellement que si le marché la confirme. C’est tout l’objet de l’étude de marché : passer de « je pense que ça peut marcher » à « j’ai vérifié que ça peut marcher ». Deux questions structurent cette étape : Qui sont vos clients, et qui sont vos concurrents ?
Côté demande, l’objectif est de cerner qui sont réellement vos futurs clients. Quelle taille représente ce marché ? Quel est le profil type de vos acheteurs, leurs habitudes, leur pouvoir d’achat ? Et surtout, comment achètent-ils aujourd’hui (en ligne, en magasin, sur recommandation) ? Ces réponses vous permettent d’ajuster votre offre avant même de l’avoir lancée, plutôt que de le découvrir après coup.
Côté offre, il s’agit cette fois d’observer ceux qui répondent déjà à ce besoin. Qui sont vos concurrents directs, ceux qui proposent la même chose que vous ? Et vos concurrents indirects, ceux qui répondent au même besoin autrement ? Étudiez-en au moins 3 à 5 pour affiner votre positionnement l’objectif est de comprendre ce qui fonctionne chez eux, ce qui manque à leur offre, et où se trouve la place que vous pouvez occuper. 🎯
En croisant ces deux analyses, vous passez d’une simple validation de marché à une vraie stratégie de positionnement.
Étape 3 : construire son business plan
Votre idée est validée, votre marché est étudié, reste à en démontrer la solidité sur le papier. Le business plan n’est pas une formalité administrative, c’est le document qui transforme votre projet en trajectoire chiffrée, et qui vous permet de vérifier, avant de vous lancer, que votre modèle tient économiquement. 💸
Que doit contenir un business plan pour convaincre un financeur ?
Pour être convaincant, un business plan doit couvrir trois volets essentiels.
- Qui êtes-vous, et que proposez-vous ? Cette partie présente votre projet, votre parcours et ce qui vous légitime à le porter. Un financeur veut comprendre pourquoi vous, et pourquoi maintenant.
- Qu’avez-vous appris de votre étude de marché ? Reprenez ici sans tout redévelopper les éléments clés obtenus à l’étape précédente (taille du marché, profil de vos clients, positionnement face à vos 3 à 5 concurrents). L’objectif est de montrer que votre projet repose sur une analyse réelle, pas sur une intuition.
- Comment comptez-vous vendre ? À qui vous adressez-vous en priorité, à quel prix, et avec quels moyens allez-vous vous faire connaître ? C’est ce qui prouve que votre projet ne se limite pas à une bonne idée : il a une vraie mécanique commerciale pour générer du chiffre d’affaires.
Un financeur lit ces trois blocs dans l’ordre et vérifie surtout qu’ils s’enchaînent logiquement. Une stratégie commerciale qui ne colle pas aux chiffres de votre étude de marché est souvent le premier signal d’alerte qu’il repère ⚠️. Mieux vaut donc relire l’ensemble une fois terminé, pour s’assurer que chaque partie confirme la précédente plutôt que de la contredire.
Comment chiffrer ses besoins financiers et son fond de roulement ?
Chiffrer son projet revient à répondre à deux besoins bien distincts, qu’il ne faut pas confondre.
- L’investissement de départ, qui correspond à tout ce que vous devez acheter avant même d’ouvrir (matériel, aménagements, stock initial).
- Le fond de roulement, qui représente l’argent nécessaire pour couvrir vos charges courantes le temps que l’activité démarre réellement (loyer, salaires, fournisseurs).
C’est ce second poste que l’on sous-estime le plus souvent, en imaginant que le chiffre d’affaires suivra dès le lancement.
Notre conseil : prévoyez entre 3 et 6 mois de charges courantes en réserve, en plus de votre investissement de départ, pour ne pas mettre votre trésorerie sous pression dès les premiers mois. 💡
Ces deux montants doivent ensuite être intégrés dans un compte de résultat prévisionnel sur 3 ans, qui projette vos revenus et vos charges. C’est ce document qui permet de calculer votre seuil de rentabilité, c’est-à-dire le chiffre d’affaires à partir duquel votre entreprise cesse de perdre de l’argent.
Le chiffrage restant l’exercice le plus technique de tout le business plan, n’hésitez pas à en parler à votre expert-comptable. C’est son terrain de jeu, il vous aidera à ne pas sous-estimer une charge, ni à survaloriser un revenu par excès d’optimisme.
Étape 4 : choisir son statut juridique et sa forme d’entreprise
Le statut juridique choisi pour votre entreprise individuelle ou votre société impacte directement votre fiscalité, votre niveau de responsabilité et vos charges sociales. C’est l’une des décisions les plus structurantes de tout le projet de création.
Entreprise individuelle, micro-entreprise ou société : quelles différences ?
Si vous créez seul, deux options s’offrent à vous.
L’entreprise individuelle (dont la micro-entreprise est une variante simplifiée) vous permet d’exercer en votre nom propre, avec des formalités réduites. Depuis 2022, votre patrimoine personnel y est automatiquement protégé des créanciers professionnels, mais l’intégralité de votre patrimoine professionnel reste engageable en cas de dette.
La société unipersonnelle (EURL ou SASU) fonctionne différemment. Elle crée une entité juridique distincte de vous, et votre responsabilité se limite au montant de vos apports au capital (sauf faute de gestion avérée)⚖️. C’est cette limitation de responsabilité, plus que la seule protection du patrimoine personnel, qui pousse certains créateurs vers la société dès le lancement, notamment lorsque l’activité implique des investissements ou des engagements financiers importants.
Plusieurs critères doivent alors guider votre choix.
- Le niveau de risque financier de votre activité : plus vos engagements (emprunts, stocks, matériel) sont élevés, plus la limitation de responsabilité d’une société prend son sens.
- Le régime social : il diffère fortement entre les statuts et impacte directement votre couverture santé et votre retraite.
- La capacité à vous associer ou à faire entrer un investisseur à terme : une société s’y prête naturellement, une entreprise individuelle non.
- La crédibilité recherchée auprès de vos partenaires : certains clients, fournisseurs ou banques perçoivent une société comme plus rassurante qu’une entreprise individuelle, notamment sur de gros montants.
Ce choix se complique légèrement dès que vous n’êtes plus seul à porter le projet, c’est là qu’interviennent les structures pluripersonnelles.
SARL, SAS, EURL, SASU : comment choisir entre les principales structures selon votre situation ?
Dès que vous vous associez, ou même si vous restez seul mais que vous voulez la souplesse d’une société, quatre structures reviennent le plus souvent. Elles se répartissent en deux familles : SARL/EURL d’un côté, SAS/SASU de l’autre. L’EURL et la SASU étant simplement les versions unipersonnelles de la SARL et de la SAS.
| SARL/EURL | SAS/ SASU | |
| Nombre d’associés | 2 minimum (SARL), 1 pour l’EURL | 1 minimum (SASU), pas de maximum |
| Souplesse de gestion | Cadre légal strict, peu de liberté statutaire | Grande liberté dans la rédaction des statuts |
| Statut social du dirigeant | Travailleur non salarié (gérant majoritaire) | Assimilé-salarié |
| Régime fiscal par défaut | Impôt sur les sociétés (option Impôt sur le Revenu possible pour l’EURL) | Impôt sur les sociétés |
| Capital social | Librement fixé, 1 € symbolique possible | Librement fixé, 1 € symbolique possible |
- La SARL convient bien aux projets familiaux ou entre associés qui se connaissent déjà : le cadre légal, plus strict, encadre aussi la relation entre associés et limite les conflits sur la gouvernance. Son point faible : cette rigidité devient un frein si vous envisagez de faire entrer un investisseur ou de faire évoluer rapidement la répartition du capital.
- L’EURL reprend cette même logique pour un projet solo : c’est une bonne option si vous voulez la protection d’une société sans les contraintes de gestion d’une SAS, mais que vous n’avez pas de besoin particulier de souplesse statutaire. 🤸
- La SAS est la structure de référence dès que vous visez la croissance ou une levée de fonds : sa liberté statutaire permet d’organiser précisément les pouvoirs, les conditions d’entrée et de sortie des associés, ou encore des catégories d’actions différentes. C’est aussi la structure préférée des startups. Son revers : cette liberté implique de rédiger des statuts sur-mesure, donc un accompagnement plus poussé (et plus coûteux) au démarrage.
- La SASU offre les mêmes avantages en solo : idéale si vous démarrez seul mais anticipez une association ou une levée de fonds à moyen terme, sans avoir à changer de structure juridique par la suite.
Un dernier point mérite votre attention avant de trancher : le statut social du dirigeant. Un gérant majoritaire de SARL relève du régime des travailleurs non-salariés, avec environ 40 % de charges sociales. Un président de SAS, lui, est assimilé-salarié et cotise davantage, près de 70 % de charges sociales.
Cette différence n’est pas qu’une question de coût : le régime assimilé-salarié offre en contrepartie une meilleure couverture sociale, alignée sur celle des salariés classiques (hors assurance chômage, à laquelle le dirigeant n’a pas droit). Le choix dépend donc de ce que vous privilégiez : optimiser vos charges à court terme, ou sécuriser votre couverture sociale sur la durée.
Faites-vous accompagner par un professionnel pour le choix du statut juridique et la rédaction des statuts : les clauses insérées à ce stade peuvent avoir des conséquences importantes plusieurs années plus tard, en cas de désaccord entre associés ou de cession de parts. 📝
Impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés : quel régime fiscal selon son statut ?
Le régime fiscal découle directement du statut choisi à l’étape précédente. Une entreprise individuelle ou une micro-entreprise relève par défaut de l’impôt sur le revenu (IR) : vos bénéfices sont imposés directement entre vos mains, au barème progressif. Une SARL, une SAS ou une SASU relève par défaut de l’impôt sur les sociétés (IS), avec un taux réduit à 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice, puis 25 % au-delà.
Le vrai enjeu se joue sur votre rémunération : à l’IS, vous pouvez arbitrer entre salaire et dividendes selon ce qui est le plus avantageux une année donnée, ce qui n’est pas possible à l’Impôt sur le revenu. Ce choix mérite un accompagnement personnalisé dès la création, n’hésitez pas à rencontrer nos experts pour bénéficier d’un l’accompagnement à la création de votre entreprise.
Étape 5 : trouver les financements pour lancer son business
Le statut est choisi, la fiscalité est arbitrée : reste à réunir les fonds pour donner vie au projet. 💰 Rares sont les créations d’entreprises qui ne nécessitent aucun financement au démarrage. Même un projet modeste implique souvent du matériel, un stock initial ou une trésorerie de sécurité.
Mobiliser ses fonds propres et solliciter un financement bancaire ou privé
Le point de départ, c’est votre apport personnel : c’est lui qui rassure en premier les financeurs, car il prouve votre engagement dans le projet. Vous pouvez le compléter par la love money, c’est-à-dire les apports de votre entourage (famille, amis), une solution souvent plus rapide à mobiliser qu’un prêt bancaire classique. 🤩
Si ces fonds propres ne suffisent pas, plusieurs pistes complémentaires existent. Le prêt d’honneur, accordé par des réseaux d’accompagnement à la création, présente l’avantage d’être à taux zéro et sans garantie personnelle et en plus, il renforce votre dossier auprès des banques, qui le considèrent souvent comme un quasi-fonds propre. Le financement participatif (crowdfunding) permet quant à lui de tester l’intérêt du marché tout en levant des fonds. Enfin, le prêt bancaire classique reste la solution la plus courante pour financer des investissements identifiés (matériel, local), généralement complété par un apport personnel représentant 20 à 30 % du montant emprunté.
Quelles aides publiques pour financer sa création d’entreprise ?
Plusieurs dispositifs publics peuvent alléger votre financement de départ. L’ACRE (aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise) permet de bénéficier d’une exonération partielle de charges sociales pendant votre première année d’activité, sous conditions d’éligibilité.
Si vous étiez demandeur d’emploi, vous pouvez également choisir entre le maintien de vos allocations chômage (ARE) pendant le lancement, ou leur versement sous forme de capital via l’ARCE. Mais attention, les deux ne sont pas cumulables, le choix dépend de vos besoins de trésorerie au démarrage.
D’autres aides existent selon votre région ou la nature de votre projet, notamment pour les activités innovantes. 🔍 Les chambres de commerce et les réseaux d’accompagnement à la création restent le point d’entrée le plus fiable pour identifier les dispositifs auxquels vous avez droit. Beaucoup de créateurs passent à côté d’aides simplement parce qu’ils ne savent pas qu’elles existent alors ne faites pas la même erreur !
Étape 6 : accomplir les démarches administratives et immatriculer son entreprise
Le financement est bouclé : place aux démarches qui donnent une existence légale à votre entreprise. Cette étape a longtemps eu mauvaise réputation, mais elle est aujourd’hui largement centralisée et simplifiée grâce au guichet unique de l’INPI. C’est sur cette plateforme unique que vous allez déposer l’ensemble de votre dossier de création. Reste à savoir ce que ce dossier doit contenir. 📂
Le dossier de création d’entreprise : quels documents préparer ?
Lors de la création d’une société, le dossier va reposer sur plusieurs pièces à réunir avant le dépôt :
- Vos statuts signés par tous les associés,
- Une attestation de dépôt de capital social délivrée par votre banque ou votre notaire une fois les fonds versés sur un compte dédié,
- Une pièce d’identité,
- Un justificatif de domiciliation,
- La déclaration des bénéficiaires effectifs.
Une fois ces documents rassemblés, il vous restera une dernière formalité avant le dépôt : la publication d’un avis de constitution dans un support d’annonces légales (JAL). 📰 Comptez généralement entre 140 et 220 € selon votre département et votre forme juridique. En entreprise individuelle, le dossier est nettement plus léger : pas de statuts, pas de capital social à justifier, l’essentiel se limite à votre pièce d’identité et votre justificatif de domiciliation.
Le guichet unique et l’immatriculation de l’entreprise
Toutes les démarches d’immatriculation passent désormais par une seule plateforme, gérée par l’INPI. 📋 Une fois votre dossier complet déposé, comptez généralement entre 3 et 8 jours ouvrés pour obtenir votre immatriculation, à condition qu’aucune pièce ne manque. À savoir qu’un dossier incomplet peut facilement doubler ce délai.
Vous recevrez alors votre numéro SIREN, qui identifie votre entreprise, et un numéro SIRET pour chacun de vos établissements. Vient ensuite votre extrait d’immatriculation : un Kbis si vous avez créé une société, une attestation d’inscription si vous êtes en entreprise individuelle. C’est ce document que réclameront vos futurs partenaires (banques, fournisseurs, bailleurs). Notre conseil : gardez un œil sur votre messagerie pendant cette période, un document manquant génère un courrier de régularisation qui peut ralentir tout le processus.
Domicilier son entreprise : quelles options ?
La domiciliation légale, c’est l’adresse administrative de votre entreprise c’est-à-dire, celle qui figure sur vos documents officiels. 🏠 Plusieurs options s’offrent à vous.
- Le domicile personnel : la solution la plus simple et la moins coûteuse, envisageable sauf clause contraire de votre bail ou règlement de copropriété.
- Une société de domiciliation, via un contrat de domiciliation dédié : elle offre une adresse professionnelle sans les contraintes d’un bail commercial.
- Un local commercial ou un espace de coworking : nécessaire si votre activité demande une présence physique ou un espace dédié. Ce choix reste aussi stratégique que légal car il est important de penser au bassin de clientèle, au coût du loyer, et aux pépinières d’entreprises pour un accompagnement à moindre coût au démarrage.
Étape 7 : gérer sa comptabilité, sa fiscalité et son social dès le lancement
Votre entreprise est immatriculée : la partie juridique est bouclée. Mais la création n’est que le point de départ. Les décisions que vous prendrez maintenant conditionneront une bonne partie de votre trésorerie et de votre sérénité pour les mois qui suivent.
Quelles sont les premières obligations comptables et fiscales après l’immatriculation ?
Trois obligations démarrent dès l’immatriculation, et elles ne se pilotent pas de la même façon.
La première, c’est le compte bancaire dédié à votre activité ( comme le compte Pro d’Amarrris ). 📱 Obligatoire pour toute société, il est aussi fortement recommandé en entreprise individuelle. Sans lui, vos dépenses personnelles et professionnelles se mélangent, et votre comptable perd un temps précieux à démêler les deux ; un temps que vous vous retrouverez à payer au final.
La deuxième, c’est la tenue de votre comptabilité. En micro-entreprise, un simple livre des recettes suffit. En entreprise individuelle « classique » ou en société, vous devez tenir une comptabilité complète : bilan, compte de résultat, et obligations déclaratives associées.
La troisième, souvent mal comprise, c’est la TVA. Par défaut, si vous êtes sous le régime de la franchise en base, vous ne facturez pas de TVA à vos clients. Ce régime reste valable tant que votre chiffre d’affaires ne dépasse pas 37 500 € pour une activité de service, ou 85 000 € pour de la vente de marchandises.
Au-delà de ces seuils, la bascule se fait progressivement : entre le seuil de base et un seuil majoré (41 250 € et 93 500 € respectivement), vous devenez redevable de la TVA seulement l’année suivante. Au-delà du seuil majoré, l’obligation est immédiate. Un dépassement mal anticipé peut donc vous prendre de court en cours d’exercice.
Faut-il déléguer sa comptabilité dès la création de son entreprise ?
C’est une question que beaucoup de créateurs repoussent, en se disant qu’ils s’en occuperont « une fois que l’activité aura décollé« . Une erreur qui coûte souvent cher : une déclaration ratée, une charge oubliée ou un statut mal exploité fiscalement pèsent plus lourd sur votre trésorerie qu’un accompagnement dès le premier jour.
Chez Amarris Expertise Comptable, cet accompagnement ne se limite pas à un logiciel qu’on vous laisse utiliser seul. Vous êtes suivi par un comptable dédié, joignable par téléphone, email ou rendez-vous, qui connaît votre dossier, votre secteur d’activité et ses spécificités comptables et fiscales. 🤝 En parallèle, une plateforme digitale vous donne une vision en temps réel de votre activité : synchronisation bancaire, facturation, suivi de trésorerie, sans ressaisie manuelle.
Autrement dit, déléguer dès la création, ce n’est pas se décharger d’un sujet qu’on ne maîtrise pas, c’est se donner les moyens de piloter son entreprise sereinement, dès le premier jour.
Comment choisir son expert-comptable pour sa création d’entreprise ?
Tous les cabinets ne se valent pas, et le prix affiché ne raconte pas toute l’histoire. Quatre critères méritent votre attention avant de signer.
- La lettre de mission : demandez-en une version claire et détaillée, qui liste précisément les prestations incluses. Certaines offres très accessibles ne couvrent en réalité qu’un accès à un logiciel comptable, sans véritable accompagnement humain derrière. Mieux vaut le savoir avant de signer que de le découvrir en cours d’année.
- La disponibilité de votre interlocuteur : assurez-vous d’avoir un comptable dédié, joignable directement, plutôt qu’un chatbot où vous devez réexpliquer votre dossier à chaque échange.
- Les outils digitaux mis à votre disposition : ils doivent simplifier votre quotidien plutôt que le complexifier. Une bonne plateforme vous fait gagner du temps sur la saisie, le suivi de trésorerie ou la facturation, sans nécessiter de compétences techniques particulières.
- Votre interlocuteur : un réflexe simple mais souvent oublié, vérifiez que votre expert-comptable est bien inscrit à l’Ordre des experts-comptables, gage minimal de sérieux et de compétence.
Pour aller plus loin, notre comparatif des meilleurs experts-comptables en ligne détaille l’ensemble des critères à vérifier avant de vous engager. ✔️
Créer une entreprise ne s’improvise pas, mais chaque étape, de l’idée à la gestion comptable, reste accessible si elle est abordée dans l’ordre. La solidité de votre projet dépend autant de la qualité de votre étude de marché que de la pertinence du statut juridique choisi et de la rigueur apportée aux démarches administratives.
Et pour aller plus loin sur le sujet, découvrez l’épisode de Racompta Life dédié à la création d’entreprise en 2026 !

Monter la bonne structure d’entreprise en 4 étapes
Créer une entreprise peut être complexe, mais vous n’êtes pas seul. Nos experts comptables et juridiques spécialisés en création d’entreprise vous accompagnent à chaque étape : choix de la structure juridique, formalités administratives, prévisions financières et immatriculation.

Identifions ensemble les meilleurs statuts

Nous montons votre dossier

Vous recevez votre KBIS

Votre comptable prend le relais !
FAQ : les questions fréquentes sur la création d’entreprise
Tout commence par la validation de votre idée, suivie d’une étude de marché. Ces deux étapes conditionnent la pertinence de votre business plan et donc du reste de votre projet de création.
La création d’une société suit trois grandes étapes : rédiger et signer les statuts, déposer le capital social sur un compte dédié, puis constituer et déposer le dossier d’immatriculation via le guichet unique (statuts, attestation de dépôt de capital, justificatif de domiciliation, avis de constitution au JAL). Le choix entre SARL, SAS ou EURL dépend surtout du nombre d’associés et du niveau de souplesse statutaire recherché.
Oui, la quasi-totalité des démarches se fait aujourd’hui en ligne, via le guichet unique géré par l’INPI. Du dépôt du dossier à la réception de votre extrait d’immatriculation, tout se passe sur cette même plateforme, sans déplacement nécessaire. Seuls certains actes ponctuels, comme le dépôt du capital social ou une déclaration notariale dans certains cas, peuvent encore nécessiter un contact physique avec votre banque ou un notaire.
Oui, en autonomie : les démarches peuvent être réalisées seul et gratuitement via le guichet unique, ou avec la solution de création en autonomie proposée par Amarris. Mais gratuit ne veut pas dire simple. Choisir son statut, rédiger ses statuts ou chiffrer son projet restent des décisions techniques, où une erreur coûte souvent plus cher qu’un accompagnement. Amarris propose d’ailleurs une réduction sur son offre la première année pour les créateurs accompagnés*. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter nos experts !
* Voir conditions de l’offre
Oui, Amarris Expertise Comptable accompagne les créateurs d’entreprise du choix du statut jusqu’à l’immatriculation : identification de la forme juridique la plus adaptée à votre projet, montage du dossier de création, et dépôt auprès du guichet unique. Plus de 10 000 entrepreneurs sont aujourd’hui accompagnés par le cabinet, membre de l’Ordre des experts-comptables.
