
Lorsque vous démarrez votre activité d’auto-entrepreneur, on ne vous explique pas toujours ce que ça va vraiment vous coûter. Le statut d'auto-entrepreneur a pourtant un coût réel, composé de coûts variables (% du chiffre d'affaires) et de coûts fixes. Explications.
- Les coûts variables et les coûts fixes de l'auto-entrepreneur
- 1. Les charges sociales à payer par l’auto-entrepreneur
- 2. L’impôt sur le revenu des auto-entrepreneurs
- 3. La Contribution à la Formation Professionnelle (CFP)
- 4. Paiement de la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) après 3 ans d’activité
- 5. L’assurance responsabilité civile professionnelle
- Articles sur le même thème
Les coûts variables et les coûts fixes de l'auto-entrepreneur
Le principal avantage du statut d’auto-entrepreneur est que son coût est principalement calculé en pourcentage du chiffre d’affaires. L'essentiel des coûts est donc variable. Mais il existe aussi des coûts fixes qu'il ne faut pas oublier.
Les coûts variables (en fonction du chiffre d’affaires) :
- Les charges sociales
- L’impôt sur le revenu
- La cotisation à la formation professionnelle (CFP)
Les coûts fixes sont :
- La CFE (ex : taxe professionnelle)
- L’assurance responsabilité civile professionnelle
Attention 1 : Vous ne devez rien payer au moment de votre inscription en Auto Entrepreneur :
L’inscription administrative en auto-entrepreneur est gratuite. Vous ne devez donc rien payer lors de l’immatriculation de votre auto-entreprise. La démarche est suffisamment simple pour ne pas avoir à payer les services que pourraient vous proposer une entreprise privée.
Attention 2 : Ne confondez pas chiffre d’affaires et bénéfice !
Lorsqu’on vous dit que les charges sociales sont calculées sur le chiffre d’affaires de l’auto-entrepreneur, cela veut bien dire que même s’il ne fait pas de bénéfice, l’auto-entrepreneur devra néanmoins payer ses cotisations sociales !
1. Les charges sociales à payer par l’auto-entrepreneur
Les charges sociales de l’auto-entreprise sont payables tout au long de l’année (chaque mois ou chaque trimestre).
Concrètement, vous aurez à déclarer votre chiffre d’affaires à la fin de chaque trimestre, en passant par exemple par le site Net-Entreprises sur lequel vous devrez vous inscrire lorsque vous aurez reçu votre numéro SIRET.
Les charges sociales servent à payer tout ce qui concerne la couverture santé et retraite.
Les charges sociales de l’auto-entrepreneur sont calculées en fonction de son chiffre d’affaires, c'est-à-dire de ce qu’il facture et encaisse :
- 21.3 % pour une activité de prestations de services
- 12 % pour une activité d’achat-revente
- 18.3% pour une activité de profession libérale
Les achats et dépenses de l’auto-entrepreneur ne sont donc pas prises en compte pour diminuer la base de calcul des cotisations sociales.
2. L’impôt sur le revenu des auto-entrepreneurs
Les auto-entrepreneurs ne payent pas d’impôt sur les sociétés, ni d’impôt sur les bénéfices. Ils payent un impôt sur le revenu.
Cet impôt est calculé par rapport à leur chiffre d’affaires et non par rapport à leur bénéfice.
Il existe deux modes de paiement de l’impôt sur le revenu pour l’auto-entrepreneur :
1. Si l’auto-entrepreneur a opté pour le prélèvement forfaitaire libératoire alors l’impôt sur le revenu est un pourcentage du chiffre d’affaires. Il est payé en même temps que les charges sociales tout au long de l’année (chaque mois ou chaque trimestre). Ce pourcentage représente 2.20% pour une activité de services, et 1% pour une activité d’achat-revente.
2. Si l’auto-entrepreneur n’a pas opté pour le prélèvement forfaitaire libératoire, il paiera son impôt sur le revenu une fois par an en même temps que celui dû sur ses autres revenus. Le taux d’imposition dépend de la situation personnelle de l’auto-entrepreneur et de l’importance de ses revenus. Un auto-entrepreneur qui n’est pas imposable aura donc intérêt, à priori, à opter pour ce mode d’imposition.
3. La Contribution à la Formation Professionnelle (CFP)
Depuis 2011, les auto-entrepreneurs doivent payer une contribution à la formation professionnelle, la CFP (Contribution à la Formation Professionnelle).
Son calcul est très simple puisqu’il s’agit d’un pourcentage du chiffre d’affaires :
- 0,1 % pour une activité d’achat revente
- 0,2 % pour une activité de services
- 0,3 % pour les artisans
Pour des prestations de services de 10.000 €, le coût correspondant s’élève donc à 10 €.
4. Paiement de la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) après 3 ans d’activité
La Cotisation Foncière des Entreprises correspond à l’ancienne taxe professionnelle. Elle est fixée de manière forfaitaire indépendamment du chiffre d’affaires. Les auto-entrepreneurs sont exonérés de CFE pendant 3 ans à partir de leur déclaration de début d’activité. Ensuite, il faut prévoir au moins 75 € par an.
5. L’assurance responsabilité civile professionnelle
La souscription d’une assurance civile professionnelle n’est pas obligatoire. Néanmoins, il est vivement recommandé d’en avoir une pour toute activité professionnelle. Son coût qui dépend de la nature de votre activité n’est pas négligeable. A partir de 300 € par an.
Articles sur le même thème
Combien coûte l'évaluation par un expert-comptable d'un bien professionnel apporté à une EIRL ?
Combien coûte vraiment la création puis le fonctionnement d’une EIRL ?
Combien coûte la création et le fonctionnement d'une EURL ?
Combien coute la fermeture d’une entreprise individuelle ?
Interim, intérimaire et auto-entrepreneur : est-ce possible de cumuler ?
Quand sortir du régime de l'auto-entrepreneur ?
Quel statut choisir entre EIRL EURL et auto-entrepreneur ?
Militaire en exercice ou gendarme et auto-entrepreneur : le cumul est possible !








